Mirebalais

ou: quand on pense que ce sont ceux de’ Côte d’Or que l’on appelle "sur-Bèze"!

« Mesdames, Messieurs, je vous parlerai aujourd’hui d’éjaculation ». Sur ce terrain délicat, évitons tout risque transmissible de dérapages par l’usage préservatif d’un vocabulaire sécurisé, permettant une approche médicale, culturelle, et historique du sujet. (Jusque là, tout le monde suit mais je sens bien que certains commencent à se demander où conduisent, aujourd’hui, les chemins du Blog.)

Evénement majeur d’une rencontre sexuelle, l’éjaculation permet à la femme de savoir que son partenaire a eu un orgasme (« Ça y est, je suis arrivé ! »), ce qu’elle apprécie différemment selon l’endroit du parcours où elle-même se trouve : le plus souvent « en pleine progression ». Elle déplore ce manque de synchronisation et admet difficilement que son partenaire ne puisse maîtriser le déroulement de la course. « Mais enfin, Roger, t’aurais tout de même pu m’attendre ! » Pour Roger qui déjà s’endort, l’étape est terminée.

(Ayant été, plusieurs fois, sans raison avouée, banni du site paroissial où l’on a effacé tout lien mentionnant l’existence de ce blog, je vais sûrement encourir cette fois l’exblogation définitive.)

La pression culturelle et médiatique qui s’exerce sur les hommes les pousse à retarder le plus possible leur éjaculation pour permettre aux femmes d’atteindre à l’orgasme. Les productions pornographiques -celles que personne ne regardent mais que tout le monde a vues- montrent des acteurs capables de retarder leur éjaculation et même de ne pas éjaculer du tout pour préserver leur érection. Ce qui importe c’est de durer. Méfiez-vous cependant des excès de ralentissement car une dame peut manquer de lubrification vaginale et aussi de patience, au point de s’ennuyer et de perdre sa concentration. Tout reprendre à zéro n’est pas une sinécure.

Je vois bien que certains s’inquiètent, non de ces pratiques quelque peu répréhensibles mais de mon état psychique en me voyant traiter ici d’un sujet aussi pointu que scabreux. Ils ont tort. Ce blog s’adressant d’abord aux « Mirebalais », il m’a paru intéressant de leur donner la définition de leur patronyme tel qu’il apparaît dans les dictionnaires français des 18-19 ème siècles. « Mirebalais : hommes qui s’occupaient des dames dans les soirées galantes lorsque les autres messieurs étaient hors de combats ». Notez l’emploi de l’imparfait, non que la tache fut mal exécutée mais parce que les faits évoqués remontent bien plus loin dans notre histoire. Du coup, vous voilà rassurés, sur ma santé.

L’Histoire de France fourmille de périodes coquines où les puissants ne l’étaient justement pas assez pour sacrifier aussi longtemps qu’ils l’auraient souhaité, aux pratiques dévergondées qui avaient cours à la Cour. « Excusez-moi, Monseigneur, mais je vous trouve un peu court ! » Un jeune domestique, récemment monté de sa province, assistant à ces embarras, fut prié par son maître de prêter main forte à sa maîtresse. Il le fit si bien qu’on l’engagea à demeure et ne sut plus, bientôt, où donner du… service. « N’y a-t-il pas dans ton village d’autres jeunes gens comme toi, doué pour ce que tu sais ? Prie-les donc de venir te rejoindre ». Le jeune homme s’exécuta et créa une sorte d’agence de service à la personne, comme on en rencontre encore aujourd’hui dans des villes thermales ou aux après-midi de la Coupole, à Paris… Désigner ces extras par leur nom aurait contrevenu à leur état de domestiques et aux codes de bienséance en vigueur. Préciser leur métier de façon intelligible eut été aussi choquant. « Nous les nommerons donc par leur origine géographique dit le Roi. Ni Guillaume, ni Gontran, mais « mirebalais, car il se trouve que ces braves jeunes gens sont tous originaires de Mirebeau-en-Poitou, où peut-être l’exemple des ânes a favorisé chez eux certains développements ».

Je me rappelle, c’était un beau soir du début de l’été, un samedi sûrement car il y avait foule. Ou un dimanche peut-être… Non, un samedi. Je ne sais plus, mais ce qui est sûr, c’est que j’y étais ! (jeanpierrejeannin@msn.com )

Mille remerciements au fidèle lecteur et ami de ce blog, Jacques D, mirebalais de Poitiers, qui m’a soufflé l’idée de ce beau sujet. Merci aussi à Google et aux sites de sexologie dont Patho108, que les amateurs peuvent consulter.

12:12:47 | Ajouter au blog | Si Mirebeau m’était conté

Commentaires (1)

catherine m – 16 Juil., 2009

un sujet de tout temps!!!! le sexe il y a l amour physique quand le corps demande et l amour le partage de l acte entre deux etres qui s aiment hihi je peux t en parler encore un sujet hihi je me suis mariée a 38 ans et je peux te dire et oui que j ai fait l amour par envie simplement!! obligé lorsque tu ne rencontres pas l amour!! 38 ans nous avons eu le coup de foudre et nous sommes mariés depuis 15 ans deja avec deux enfants 15 et 14 ans!!!!il faut vivre son destin et l amour change aussi selon les années!!!! on ne fait pas l amour a 20 ans comme a 50 ans nicomme a 60 70 ans hihi mais ce n est pas un sujet tabou au contraire!!!!ton sjet n est pas scrabreux du tout il faut etre intéressé par ce sujet et qui ne dit ne jamais en parler ceux ci je m en mefie crois moi!!!!! dans la vie cela représente un bien etre et une place importante ca fait du bien au psychisme de faire l acte sexuel mais dans de bonnes conditions alors que l on soit il y a un siècle ou ce jour le """cul""" a interessé des milliers de gens!!!!! bisous bonne journée


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