EDITORIAUX des 14, 12 et 10 mars

         jeanpierrejeannin@msn.com jeanpierre………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..… 

« Nous avions fait un rêve »  (éditorial du 14 mars) …..… .…..

We ‘d had a dream. Certains  d’entre nous se réveilleront lundi matin avec une espèce de gueule de bois, probablement déçus, défaits, déplorant que leur rêve se soit envolé! Ils avaient imaginé voir sortir de ces urnes un Conseil "de rêve", idéal, ni monolithique, ni déchiré. Parfaitement équilibré, démocratiquement composé, d’une majorité sans arrogance et d’une opposition constructive. Un Conseil prometteur qui ne ressemble ni à un gouvernement de république bananière, ni à une foire d’empoigne. Ils avaient souhaité une équipe passionnée, désintéressée bien sûr, honnête et dévouée… Et pourquoi pas avec des ailes dans le dos pendant qu’ils y étaient ?… D’ailleurs qui sait, en y regardant de plus près, si justement ils n’en n’ont pas?… 

Car ils oubliaient, nous oubliions tous, une broutille, un détail : nos représentants sont comme nous, imparfaits. Notre système électoral l’est tout autant. Se présenter à une élection municipale comporte de nombreux risques et suppose une bonne dose d’abnégation et de don de soi, ne serait-ce que de son temps… Oublié que nous sommes tous, par nature, un ramassis de râleurs, jamais contents, que nous avons tous l’esprit de contradiction et la critique aux bord des lèvres… A Mirebeau  et ailleurs… Quoique tu fasses, élu, on te critiquera, te jalousera et te blâmera…

Alors, avant même de te connaître, avant de savoir si j’ai voté pour toi ou non, je tiens à mettre les choses au point: je te félicite et te fais mes compliments les plus sincères. Je te souhaite bon courage, bonne chance et je te dis merci ! Nous avions fait un rêve… et alors, des rêves qui se réalisent, ça arrive. (jpj)         

…………jeanpierrejeannin@msn.com……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

"Rien n’est joué" (Lettre aux vaincus d’hier) Edito du 12 mars…..…..….. 

Sans surprise, les sortants, ont touché la prime qui leur revient. Ils risquent maintenant le retour du balancier. Une autre menace pèse sur les deux listes celle-là: la démobilisation, car des électeurs mal informés croient la majorité déjà acquise. « Rousselle est élu » proclament certaines braves gens, confondant avec la liste du même nom. Le vainqueur –provisoire- peut pourtant se retrouver minoritaire dimanche soir et la vaincue -tout aussi provisoire- peut très bien remporter les 9 sièges restants à pourvoir, ou même 8… N’en gagnerait-elle que 7, qu’elle aurait encore la majorité, car 3 élus du premier tour + 7 = 10 sur 19, CQFD !

 

Lorsqu’on entre en politique, mieux vaut se préparer: à encaisser les coups, subir les échecs et rebondir. Probablement étrangers à ces éventualités, les « battus » du premier tour ont du mal à cacher leur déception. Afficher sa rancœur ne rattrape pas les voix perdues. Ravaler sa défaite est cruel mais cela fait partie de l’aventure. Face à la décontraction des adversaires, voire la bonhomie de leur tête de liste, mieux vaudrait sourire que se promener un couteau entre les dents.

 

Convaincus, à tort, que je suis leur ennemi, quelques uns de ceux-là ne me disent plus bonjour. Ancien porte-parole du Quai d’Orsay et Conseiller d’ambassades, dans diverses capitales, je pense avoir gardé une capacité d’analyse et de conseil objectifs, tout au moins en politique et en communication. Je n’ai pas créé ce blog pour la moitié des Mirebalais. Je ne suis ni candidat, ni inféodé à qui que soit.  Cette page n’est pas une tribune partisane et en ne me saluant plus, vous me prêtez des intentions et un pouvoir que je ne recherche pas. Cette parenthèse refermée et par déférence pour les 400 et quelques personnes qui me font l’honneur de me lire tous les jours, revenons à vos moutons.

  

Il vous manque 7 élus, bien que 8 ou 9 soient évidemment plus confortables. Tout revirement d’opinion étant pratiquement exclu et sachant que près de 75% des Mirebalais ont déjà participé à cette première confrontation, il vous faut supposer qu’il existe encore une réserve de voix, ce qui semble bien irréaliste, mais sait-on jamais !  Vous devez en tous cas remonter au front en cachant vos blessures d’amour propre –ce sont toujours les plus douloureuses- et affronter le combat, en souriant si possible. Essayez ! Et permettez-moi d’ajouter, sans ironie, que ça ne fait pas mal…        

 

Amis Mirebalais, pour nous, électeurs, tout reste à jouer, mais cette fois, sans gommes, ni crayons: liste entière. La partie de casse-pipe est terminée! Nous devons offrir à notre commune un Conseil efficace donc homogène et cohérent, qui travaillera vraiment et ne passera pas son temps à s’opposer, se haïr, bloquer les réalisations et paralyser Mirebeau. Charrais-Veillon ou Rousselle. Rousselle ou Charrais-Veillon… Votons chacun selon notre conscience. Une fois de plus c’est notre cœur qu’il faut écouter et faire confiance au bon sens du peuple. (jpj)

……jeanpierrejeannin@msn.com……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

Mirebeau entre les tours (éditorial du 10 mars) ………..………….…………. 

Comme la France, Mirebeau a donc voté à gauche. De peu, il est vrai mais qu’on le veuille ou non, les étiquettes gauche et droite ont un sens aussi déterminant que tel programme ou projet, si bien vendu soit-il. Ce clivage là est profond, durable et motivant. Il explique la passion, le combat, l’agressivité parfois et détermine bien souvent, le vote des citoyens.

Une seconde explication s’impose: en se rendant aux urnes, nombre de Mirebalais ont voté, non pour une liste mais contre l’autre. A preuve le nombre de bulletins décapités, où seuls les noms de Charrais-Veillon ou Rousselle ont été remplacés par le Crépiot ou n’importe quel non candidat, le maire sortant ayant obtenu quarante quatre voix de plus que sa concurrente. Le petit peuple a, en effet, la mémoire de ce qui le touche. Les qualités de l’ancien maire étaient notoires au point de lui faire remporter trois mandats successifs mais elles ne parviennent pas à faire pardonner sa démission brutale alors qu’il n’était plus que Conseiller. Quant au tract « incisif » distribué samedi, en dépit de la promesse faite publiquement de ne pas s’opposer sur le passé mais de construire l’avenir, il a probablement coûté quelques précieuses dizaines de voix à  l’équipe qui l’a publié.

Au rayon des a posteriori, facile je le reconnais, il y a eu aussi l’attitude assez maladroite de l’opposition lors de la dernière réunion de la liste sortante: harceler sur un lieudit, un mot de vocabulaire ou autres détails aussi futiles, trahit  la peur et la perte de contrôle des harceleurs, pas le bien fondé de leur argumentation.

Vilain Petit Canard, ici, l’avait prédit, les électeurs ne votent ni avec un recueil d’articles ou de décrets, ni avec une calculette… Ils vont aux urnes avec leurs  préoccupations quotidiennes,  pratiques et personnelles: la gouttière du mur du voisin qui souille leur façade ou la difficulté de stationner devant leur porte… C’est peu, mais c’est souvent ainsi que fonctionne la démocratie. A force de vouloir être proche des gens, il faut forcément se rabaisser à leur niveau…On vote avec son cœur, c’est-à-dire irrationnellement, parce qu’untel est beau gosse, ou parce qu’il habite le quartier, ou parce qu’elle est sympathique.

L’analyse individuelle des résultas, bons ou mauvais, confirme sans équivoque ce constat.

Ce que j’avais prévu et redouté dans mon éditorial du 23 février est donc arrivé. A force de panachage, à quel monstre va ressembler le Conseil mirebalais ? Qui sait, si, comme l’ont fait de célèbres anciens et pour éviter la naissance d’un être incontrôlable, Madame Charrais-Veillon ne va pas décider de retirer purement et simplement sa candidature et celle de ses colistiers ? Si, comme on l’espère, elle se maintient, comment va-t-elle décider des candidats à éliminer pour composer sa nouvelle liste ? Une colistière en position de première adjointe qui n’obtient que 484 voix, soit à une voix près, le plus mauvais score  de cette confrontation,  sera-t-elle maintenue contre la vox populi ?… Benoit Georget, baptisé ici, « le Besancenot de droite », fort brillant aux côtés de Madame Charrais-Veillon,  qui a réuni 532  suffrages, mais a manifestement été prié de montrer plus de modestie et de faire moins d’ombre à ses « camarades », sera-t-il sur la liste ou devra-t-il s’effacer au profit d’un plus assoiffé de pouvoir que lui ?

Aujourd’hui, le travail des états-majors n’est certes pas facile, mais que sera, demain, celui du nouveau Conseil ? 

Il est amusant de penser que, sous d’autres cieux, où se pratiquent des systèmes démocratiques, à la fois plus simples et plus évolués, le futur maire serait Brigitte Lamoureux, le premier adjoint s’appellerait Jacques Salon, le second Jean-Paul Moine, le troisième Jean-Paul Lemonier, etc. B. Rousselle occuperait la huitième place et M.F.Charrais serait 27 éme conseillère c’est à dire non élue… On sait qu’en France, le premier tour sert à se faire plaisir, avec les risques parfois catastrophiques que l’on connaît,  et que l’on commence à voter sérieusement au second.

Avant qu’il ne soit trop tard j’aimerais poser, à chacune des listes, la question essentielle à côté de laquelle toute promesse, argumentation, ou dénigrement ne vaut plus rien: l’une et l’autre, avez promis de regarder vers l’avenir, précisant –Marie-France- que vous meniez une liste « plurielle » –terme que vos opposants ont d’autant mieux compris qu’il fut popularisé par la gauche- et apolitique… Promettant –Bernard- qu’il régnerait une entente constructive entre votre équipe et toutes les instances appelées à travailler avec elle… Ma question est donc: Jusqu’où ira votre pluralité, Madame Veillon ? Se limitera-t-elle à vos 9 ou plus vraisemblablement 7, 6, 5 … colistiers ou s’ouvrira-t-elle à vos 18 partenaires du nouveau Conseil ? Et vous, M. le Maire, aurez-vous la volonté de diriger votre équipe selon le même esprit d’ouverture et d’efficacité ?

Il est essentiel que les Mirebalais connaissent vos réponses, de façon claire et précise, avant de déposer un nouveau bulletin dans l’urne. (jpj) 


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